Si Fabian Cancellara est passé tout proche d'un nouvel exploit en échouant à un boyau du vainqueur du jour, Robert Hunter, au sprint, c'est Christophe Moreau qui a été contre son gré l'homme sur qui tous les regards se sont posés ce jeudi. Moreau, certes toujours meilleur Français au classement général a en effet été la grande victime de cette étape de transition qui oui, devait être une étape banal, en "bois" comme on dit. La onzième étape de ce Tour de France courue ce jeudi entre Marseille et Montpellier s'est en effet révélée être un véritable calvaire pour Christophe Moreau. Victime d'une chute avant de se retrouver piéger dans une cassure provoquée par l'équipe Astana de Vinokourov et Kloden, le champion de France a concédé 3'20'' sur tous les favoris et perdu ses illusions en vue du classement général. Il devra maintenant revoir ses ambitions. Alors, une étape ou le maillot à pois ?
Hunter consomme, Moreau paye l'addition (Chroniques) posté le jeudi 19 juillet 2007 19:00
Soler en pleine lumière (Chroniques) posté le mardi 17 juillet 2007 20:30
Mauricio Soler s'est rappelé aux bons souvenirs de ses illustres aînés colombiens jadis très en vue sur les routes du Tour de France en enlevant ce mardi la neuvième étape de ce Tour 2007 à Briançon. Le grimpeur de la Barloworld, passé à l'offensive sur les rampes du Galibier a coupé la ligne avec 37 secondes d'avance sur Alejandro Valverde, lequel a réglé un petit groupe abritant notamment le maillot jaune, Michael Rasmussen et les principaux favoris de l'épreuve dont un Alberto Contador impressionnante de facilité lors de sa tentative de fugue. Nul doute, son équipe Discovery Channel peut jouer un grand rôle, avec également Levy Leipheimer dans l'attribution de ce 94ème Tour de France. Notre champion de France, Christophe Moreau a lui concédé une poignée de seconde sur ses rivaux dont l'Allemand Andreas Kloden qui aura à loisir de jouer sa carte perso sous les couleurs d'Astana après la nouvelle journée de galère vécu par Alexandre Vinokourov qui n'a pu contenir ses larmes, relégué à plus de trois minutes aujourd'hui du vainqueur du jour, Mauricio Soler, seulement 24 ans, qui s'impose donc ici à Briançon sept ans après son compatriote Santiago Botero.
Lundi, repos des braves... (Chroniques) posté le dimanche 15 juillet 2007 21:45
Ce lundi à Tignes pour les 172 coureurs encore en course, c’est repos. Après neuf jours de compétition aussi intense que passionné, nos amis les coureurs disposent de 24h pour se reposer, se refaire une santé ou tout simplement panser leurs plaies. Il est vrai qu’avec la trentaine de chutes qui aura rythmé la première semaine de course, les organismes ont été mis à rude épreuve alors que seulement deux étapes de montagnes sont derrières nous.
Samedi nous avons vécu un beau 14 Juillet sur les routes du Tour et le jeune Allemand Linus Gerdemann y est pour beaucoup. A 24 ans, dix ans quasiment jour pour jour après le premier Maillot Jaune de son compatriote Jan Ullrich à Arcalis en Andorre, le 15 Juillet 1997, le coureur de la T-Mobile s’est présenté en solitaire au sommet du Grand-Bornand, chipant pour l’occasion le paletot jaune de Fabian Cancellara en prenant la tête du classement général. Samedi les visages des coureurs étaient marqués après l’ascension du col de la Colombière, le premier des 21 cols au programme des deux dernières semaines de ce Tour 2007. La souffrance ? Elle balise depuis plus d’un siècle cette épreuve où les coureurs se découvrent souvent des ressources insoupçonnées. Mercredi on voyait Di Grégorio rallier Joigny malgré sa fracture du coude. Jeudi c’est Lequatre qui nous offraient une leçon de courage. Mais que dire des coureurs d’Astana ? Vinokourov et ses trente points de sutures aux genoux et au coude droit. Kloden et son bassin fissuré. Les deux favoris du Tour de France touché dans leurs cher mais qui sont restés samedi, grâce à une détermination sans faille et une volonté de fer au contact des meilleurs qui se sont marqués à la culotte.
Dimanche, la première grande étape de montagne du Tour de France 2007 entre le Grand-Bornand et Tignes a elle, sacré un pur grimpeur en la personne du Danois Michael Rasmussen, vainqueur en solitaire après un long raid mené dans les cols alpins. Le maillot à pois de la Grande Boucle 2005 et 2006 s'est emparé par la même occasion de la tunique jaune de leader. Derrière, la grande lessive a enfin commencé : Mayo (2nd), Valverde (3ème) et Moreau (4ème) ont marqués les esprits, ce dernier s'étant comporté comme le patron dans le dernier col. Si Vinokourov (19ème) et son co-équipier de luxe Kloden (18ème) ont perdus de précieuses secondes pour la lutte au classement général, des garçons comme Schleck, Evans, Kashechkin, Contador, Sastre et Menchov ont eux répondus présents dans la montée vers Tignes. Tignes que n'a pas vu Michael Rogers, échappée de la première heure et qui était bien parti pour faire la grosse opération du jour dans la roue de Rasmussen avant de chuté dans un virage mal négocié. Blessure à l'épaule et abandon inévitable alors que les clefs du Tour acquis samedi par son amis Gerdemann s'offraient à lui, terrible. O'Grady et Parra ont eux aussi abandonné mais côté satisfaction je finirais par Iban Mayo que l'on a retrouvé à son meilleur niveau, au meilleur moment...
Cancellara est un grand (Chroniques) posté le mardi 10 juillet 2007 19:30
Fabian Cancellara a quelque chose de Merckx en lui. Le Suisse a en effet réalisé un véritable coup de force ce mardi en remportant à Compiègne la troisième étape de ce Tour de France. En s'extirpant du peloton à quelques hectomètres de la ligne d'arrivée, le porteur du maillot jaune depuis sa victoire lors du prologue londonien a réussi l'exploit de résister au retour du peloton réglé par Erik Zabel. L’homme qui a déréglé Big Ben samedi dernier s’inscrit en effet dans la ligné des plus grands coureurs du Tour de France. Capable de rouler, de gagner sur des contre-la-montre, de sprinter, d’anticiper les sprints comme aujourd’hui ou de gagner Paris-Roubaix comment ce fût le cas l’an passé, celui que l’on aime à surnommé Spartacus par rapport à son physique de géant angélique est à 26 ans, le plus beau représentant du cyclisme moderne dans son style « à l’ancienne ». Avant ce somptueux final, les Français Nicolas Vogondy, Mathieu Ladagnous et Stéphane Augé, ainsi que le Belge Willems, avaient tenté d'animer la plus longue étape du tracé 2007 avant de se faire rejoindre peu après la flamme rouge, la faute à trop s’être regarder avant d’admirer dépité, un Cancellara libéré.
Feillu se déchaîne (Chroniques) posté le lundi 09 juillet 2007 12:00
Décidément ce garçon est pressé. Romain Feillu est passé professionnel cette année et il compte déjà deux victoires à son palmarès, Les Boucles de l'Aulne et une étape du Tour du Luxembourg, les deux obtenues au mois de juin. Il faut dire que ce jeune homme de 23 ans n'en était pas à son premier coup d'éclat comme en témoigne sa médaille d'argent décrochée l'année dernière aux Championnats du monde espoirs derrière le prodige Allemand Gérald Ciolek. Ces résultats ont fini de convaincre Agritubel de le compter parmi les neuf heureux élus pour le Tour de France. Voilà donc Romain Feillu en ce début juillet au départ de son premier Tour. Et le natif de Chateaudun a fait honneur dimanche à la confiance manifestée par les organisateurs du Tour De France qui ont invité la formation française. Au cours de cette première étape, qui emmenait le peloton sur le vert parcours reliant Londres à Canterbury, on a perçu pas mal de nervosité comme la tradition le veut dans une première étape. Mais pas chez Romain Feillu, au contraire. Dans un finish réservé exclusivement aux sprinteurs, le débutant s'est lancé dans la bagarre avec un extraordinaire culot. Et il en fallait une sacrée dose au milieu de redoutables spécialistes du sprint tels que McEwen, Hushovd et Boonen, dans l'ordre sur le podium ce dimanche. Derrière un autre Français, Sébastien Chavanel, Feillu terminait cinquième. Un résultat plus qu'encourageant pour le néo-pro qui venait ainsi redonner un peu de baume au coeur d'une formation Agritubel qui a connu quelques malheurs de dimanche dont l'abandon d'Eduardo Gonzalo.








